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Un réseau national d’acteurs des territoires au service de l’appui aux soins primaires et pour l’amélioration des parcours de santé

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L’appui pour les soins primaires : qu’attendent les acteurs de terrain ?

vendredi 22 septembre 2017, par Eric DRAHI

La transition épidémiologique vers les maladies chroniques entraine des nouveaux besoins pour les soignants de premier recours :

  • les problèmes des patients sont de plus en plus complexes, avec des pathologies intriquées, et une association de problèmes médicaux et sociaux
  • la circulation de l’information apparaît essentielle, notamment au moment des sorties d’hospitalisation ou de situations de rupture dans les soins
  • quand l’accès aux droits est compromis, les relations entre soignants et acteurs sociaux sont primordiales
  • Dans une situation de pénurie médicale, les médecins traitants ont besoin de se centrer sur leur cœur de métier.

Il leur est difficile d’identifier les interlocuteurs du champ social. Même lorsqu’ils sont identifiés, le temps leur manque pour joindre les autres professionnels qui interviennent au service de leur patient, alors que cette communication repose encore essentiellement sur le téléphone et le courrier postal.

Ils ont des difficultés à suivre les interventions des autres acteurs, alors que leur mission est de coordonner les soins.

Ils ont besoin de comprendre le mode d’emploi des différents services qui offrent un appui, quand les cultures des acteurs et les évolutions des institutions manquent de lisibilité.

Lorsqu’il s’agit de procédures administratives auxquelles ils ne sont pas habitués, ils ont besoin de personnes référentes pour les aiguiller et aider leurs patients.

Un système d’information performant est nécessaire pour faciliter les échanges et la traçabilité des actions entreprises, notamment lorsqu’elles font intervenir des professionnels des différents secteurs. Les dossier et PPS partagés deviennent alors indispensables pour une traçabilité de ces informations.

De nouvelles organisations se mettent en place : les regroupements professionnels (Équipes de Soins Primaires, Maisons de Santé Pluridisciplinaires), les organisations territoriales avec les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé et les Groupement Hospitaliers Territoriaux.

Les objectifs de ces mutations de système sont avant tout la construction de projets de santé pour la coordination des soins entre les acteurs des soins primaires d’une part, des soins primaires et de recours d’autre part, et entre le sanitaire et le social. Mais elles ne répondront pas à tous les besoins cités plus haut.

Elles font naître de nouvelles exigences d’organisations pluriprofessionnelles et intersectorielles. Elles font apparaître des besoins de construction de protocoles de coopérations et de coordination.

À partir de tous ces constats, les trois missions des fonctions d’appui trouvent une cohérence et une justification. Pour que les professionnels de premier recours utilisent ces appuis, il faudra que ces deniers répondent à un certain nombre d’exigences :

  • capitalisation de l’existant
  • pertinence et rapidité des réponses aux questions posées
  • disponibilité notamment horaire calquée sur les heures de travail des médecins libéraux
  • association des professionnels de premier recours à la gouvernance
  • valorisation des montées de compétences de ces professionnels
  • prise en compte du fait que les structures d’appui territoriales verront leur utilisation diminuer avec le temps quand les professionnels et les CPTS auront construit des processus coopératifs sur les territoires.

De leur côté, les réseaux de santé répondent déjà aux besoins des professionnels de premier recours et des patients. L’évolution vers la plurithématicité et le guichet unique doit se faire sans perdre leur technicité, qui garantit la qualité des réponses techniques apportées.

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